Aircalin (Nouvelle-Calédonie) cherche des financements pour se relancer

Paris, France AFP jeudi 28/10/2021 – La compagnie aérienne Aircalin, basée en Nouvelle-Calédonie, cherche des financements pour relancer son réseau en 2022 après une année 2021 qui se soldera par une perte moins élevée que prévu, a expliqué jeudi son directeur général.

L’exercice actuel sera « meilleur » qu’anticipé il y a quelques mois, soit « un résultat net certes en perte, mais moins élevée que ce qu’on anticipait, avec une situation de trésorerie qui ne sera pas catastrophique à court terme », a nuancé Didier Tappero dans un entretien avec l’AFP.

Aircalin, détenu à 99,4% par le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, dessert normalement dix destinations, dont Wallis et Futuna et Tahiti, ainsi que le Japon, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, et vise l’ouverture d’une liaison bihebdomadaire avec Singapour l’année prochaine.

Depuis le début de la crise, elle exploite des « vols réquisitionnés » entre Nouméa et Tokyo en coopération avec Air France, pour garantir la continuité territoriale avec la métropole et transporter du fret.

Pour résister à la crise, la compagnie a obtenu un prêt garanti par l’État de 40 millions d’euros, réduit sa flotte et lancé un plan de départs qui a concerné 100 de ses 500 salariés, tandis que les employés restants ont accepté des baisses de salaires.

Ces mesures ont permis des économies « supérieures à ce que nous anticipions », a indiqué M. Tappero. La compagnie a aussi répondu à des appels d’offre de charters « qui ont amélioré les choses », alors que son dirigeant estimait il y a six mois qu’elle aurait besoin de quelque 60 millions d’euros pour surmonter la pandémie.

Mais Aircalin doit désormais préparer une reprise qu’il espère voir se concrétiser en 2022, à la faveur d’une possible amélioration en cours d’année de la situation sanitaire en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.

Or, « 2022 sera une année extrêmement délicate parce qu’il va falloir financer cette reprise, mettre un programme de vols avec des recettes unitaires à la baisse, avec un trafic qui va être à la peine » et donc des opérations qui ne seront pas tout de suite rentables, selon lui.

M. Tappero, qui évalue à 28 millions d’euros le montant nécessaire, mène des consultations auprès des administrations publiques afin d' »étudier les sources de financement ou de soutien possibles » pour Aircalin, une « compagnie saine » avant la pandémie et qui joue un rôle assimilable selon lui à une « mission de service public » en reliant les territoires français du Pacifique-Sud.

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