Forget quitte son poste de directeur de Roland-Garros et du Rolex Paris Masters

Guy Forget a indiqué à Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis (FFT), qu’il quittait ses fonctions de directeur du tournoi de Roland-Garros et du Rolex Paris Masters.

Épinglé récemment par les Pandora Papers, une nouvelle enquête révélant les pratiques d’évasion fiscale à travers le monde, Guy Forget a indiqué à Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis (FFT), qu’il quittait ses fonctions de directeur du tournoi de Roland-Garros et du Rolex Paris Masters selon une information de L’Equipe que nous sommes en mesure de confirmer.

Le contrat de Guy Forget arrivait à son terme. Renouvelé d’ordinaire avant le Rolex Paris Masters, Forget n’avait reçu aucun signal en ce sens, ce qui n’était pas forcément un bon signal adressé à sa personne. L’affaire des Pandora Papers n’a pas arrangé son cas.

L’ex-capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis renonce donc à ses postes de directeur de Roland-Garros et du Rolex Paris Masters qu’il occupait ces dernières années, depuis 2016 concernant le tournoi de la Porte d’Auteuil. Âgé de 56 ans, Forget dirigeait Bercy depuis 2012.

Selon l’enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), Guy Forget a possédé durant onze ans une société offshore dans un paradis fiscal situé aux Îles Vierges Britanniques. Reste à savoir à quel point cet aspect du dossier a pesé.

Des émoluments imposants pour une présence limitée

L’intéressé a indiqué n’avoir jamais eu connaissance de ce montage financier: « Depuis mon adolescence, et au début de ma carrière professionnelle dans les années 1980, jusqu’à ma période de capitaine des équipes nationales, la société, mondialement connue IMG, gérait mes intérêts et mes contrats comme ceux de très nombreux sportifs de haut niveau dans la plus grande légalité », s’était-il défendu sur France Info.

IMG oppose une autre version des faits, et indique avoir mis un terme à sa collaboration avec Guy Forget en 1997 lors de l’annonce de sa retraite. Selon les éléments recueillis dans l’enquête, Guy Forget aurait bénéficié des activités de Mainland Group Limited, une structure opaque basée dans le paradis fiscal des Caraïbes. La société en question détenait un actif global de 1,4 million d’euros à sa dissolution en 2016.

Dans son avis du 5 novembre, le Comité d’éthique de la FFT avait constaté « qu’en l’absence de fraude fiscale ou d’autres comportements pénalement répréhensibles établis, aucune atteinte aux valeurs d’honnêteté et d’intégrité de la part de M. Forget n’est caractérisée ».

Dimanche 7 novembre, lors d’un point presse informel avant la finale du Rolex Paris Masters, Guy Forget s’était exprimé sur le sujet: « Je trouve qu’on a fait beaucoup de bruit là-dessus. Je suis content de voir que le comité d’éthique a rendu ce rapport. Encore une fois, je veux qu’on parle tennis, qu’on revienne à des choses de terrain. J’espère que c’est du passé. »

D’après les informations de RMC Sport, les émoluments de Guy Forget avec la FFT étaient assez imposants pour une présence limitée à Paris. Pour une Fédération qui a quelques emprunts sur le dos, et souffert du Covid-19, avec une édition de Roland-Garros automnale 2020 organisée devant très peu de spectateurs, l’économie réalisée devrait permettre de contenter les élus.

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