« Il y a un secret médical », Di Meco comprend la position de Djokovic

Si la classe politique australienne et le monde du tennis demandent des explications à Novak Djokovic pour sa dérogation médicale, qui devrait lui permettre de jouer l’Open d’Australie, Eric Di Meco comprend lui la position du Serbe, défendant le secret médical.

Nonuple vainqueur de l’Open d’Australie, Novak Djokovic a confirmé ce mardi qu’il a obtenu une dérogation médicale pour pouvoir participer au premier tournoi du Grand Chelem de la saison. Mais les débats s’animent depuis cette annonce, alors que le numéro un mondial refuse d’indiquer s’il est vacciné.

La classe politique australienne s’est rapidement emparée du sujet. « Nous attendons sa présentation et qu’il nous fournisse des preuves pour soutenir » cette dérogation, a déclaré le Premier ministre australien Scott Morrison lors d’une conférence de presse. « Si ces preuves sont insuffisantes, alors il ne sera pas traité différemment de qui que ce soit d’autre, et il retournera chez lui par le premier avion. Il n’y aura aucune règle spéciale pour Novak Djokovic. Pas la moindre », a insisté le Premier ministre.

Di Meco estime que le secret médical « n’a pas à être levé »

Mais ce mercredi, Novak Djokovic se retrouve bloqué à l’aéroport de Melbourne en raison d’un problème de visa. Selon la presse locale, le Serbe n’a pas rempli le bon formulaire pour faire sa demande et celui envoyé n’autorise pas de dérogation médicale.

Lors du Super Moscato Show ce mercredi, Novak Djokovic a été défendu par Eric Di Meco. « Il n’a pas à donner des explications au grand public et même à la rigueur au premier ministre australien. Imaginons que Novak Djokovic se soit rendu compte récemment qu’il ait un problème cardiaque, comme Lilian Thuram par exemple au PSG à l’époque où il arrête sa carrière. Djoko est en train de battre le record de Grands Chelems, il veut le faire à tout prix et ne veut pas s’arrêter. Peut-être qu’il a un problème cardiaque qu’il ne veut pas divulguer car sinon on l’empêcherait de jouer », lance l’ancien international français de football.

« Il y a un secret médical, on a tous le droit à avoir nos problèmes et ne pas les divulguer. Je pars du principe que ce secret médical ne doit pas être levé. », défend encore Eric Di Meco. Mais la pression continue de peser autour de Novak Djokovic. « Ce serait certainement utile si Novak expliquait les conditions dans lesquelles il a demandé et obtenu une exemption », a aussi déclaré mercredi aux journalistes le patron de Tennis Australia, Craig Tiley, également directeur du premier Grand Chelem de l’année. « Je l’encourage à parler de cela à la communauté… Nous avons traversé une période très difficile au cours des deux dernières années et j’apprécierais certaines réponses à cela », a-t-il ajouté.

Le patron du tennis australien a toutefois affirmé que le numéro un mondial n’avait bénéficié d’aucun traitement de faveur pour obtenir cette dérogation, lors d’un processus supervisé par les autorités australiennes et celles de l’Etat de Victoria. Un total de 26 joueurs ou membres de leur staff, sur les quelque 3.000 attendus en Australie, ont demandé une exemption et seuls quelques-uns d’entre eux l’ont obtenue, a-t-il dévoilé. Selon M. Tiley, les deux commissions chargées d’examiner les demandes d’exemption le font sans connaître l’identité des requérants.

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