Pécresse pour des discussions accélérées et l’abandon du corps électoral spécial

Paris, France AFP mercredi 16/02/2022 – La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse a déclaré mercredi qu’elle compte, si elle est élue, accélérer les discussions sur l’avenir institutionnel en Nouvelle-Calédonie, et revoir la question du corps électoral pour les référendums sur l’avenir de l’archipel.

« Je souhaite faire du dossier calédonien, une priorité des premiers mois de mon mandat », a déclaré Mme Pécresse lors d’un point-presse à l’issue de sa rencontre avec la secrétaire générale du Rassemblement-LR en Nouvelle-Calédonie, Virginie Ruffenach. 

« Si les Français me font confiance et en tant que présidente de la République, je compte ouvrir, dès les élections législatives passées, en juillet, un cycle de 6 mois de discussions jusqu’en décembre avec les responsables politiques du territoire pour tracer la feuille de route calédonienne au sein de la République française », a-t-elle ajouté.

En plus de « redéfinir les contours du nouveau schéma institutionnel » et la « nouvelle répartition du pouvoir avec les provinces qui pourront chacune choisir des compétences à la carte », la candidate LR assure qu' »il faudra revoir » à cette occasion « la lancinante question du corps électoral calédonien » afin « de donner toute leur place à ceux qui construisent le territoire depuis parfois des années sans avoir pour autant le droit de vote ».

Pour avoir le droit de voter aux élections provinciales et référendaires, sont requises des durées minimum de résidence continue en Nouvelle-Calédonie, à compter des années 1998 ou 1994, ou le fait d’y être né.

Virginie Ruffenach s’est félicitée que la candidate veuille « véritablement rouvrir ce corps électoral de manière à ce que ceux qui construisent et qui vivent en Nouvelle-Calédonie soient citoyens et intégrés à la société calédonienne ». De plus, « ce sera une discussion qu’elle veut mener dans les 6 mois à venir, et non pas en 2023, comme nous le propose le gouvernement actuel », précise-t-elle.

« Emmanuel Macron a fait parfois des chèques, notamment pour la crise sanitaire, pour éviter de traiter le problème calédonien au fond et en fait il s’est désintéressé de ce processus pourtant exemplaire », a ajouté Mme Ruffenach.

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