« Des moments dans ma tête où je suis fébrile », Paire en plein doute après sa sortie à Monte-Carlo

Défait par Lorenzo Musetti en 32e de finale du tournoi de Monte-Carlo ce mardi (6-2, 6-7, 6-2), Benoît Paire est apparu abattu devant la presse. Le Français n’arrive plus à retrouver son état d’esprit d’antan.

Il n’y arrive plus. Benoît Paire s’est incliné dès son entrée en lice au tournoi de Monte-Carlo contre Lorenzo Musetti (83e joueur ATP) deux sets à un. Malgré une forme plutôt bonne, le 61e joueur mondial peine à enchaîner les victoires. Selon lui, le problème vient de son impossibilité à répondre présent dans les moments charnières : “J’ai six balles de set, pour en remporter une j’ai l’impression que c’est un calvaire. Il faut qu’il fasse une faute directe sinon je ne gagne pas le set…”

Une situation délicate pour Paire qui martèle que la forme est bonne et que l’entraînement est sérieux : “C’est dur, c’est des moments dans ma tête où je suis fébrile et où le match tourne. Autant on peut me critiquer, me dire que je ne fais pas tous les efforts, là j’ai fait tous les efforts possibles.”

“Je n’ai pas envie d’aller voir un psy, ça ne m’intéresse pas”

Si le physique n’a rien à voir avec ces défaites, Paire pointe son mental, trop friable en ce moment. “Tu as beau être bien préparé, si tu arrives au match en étant stressé, la pression te rattrappe et tu ne te sens pas bien sur le court. Je ressentais moins ça quand je m’entrainais moins, déplore le Français. C’est difficile j’ai toujours été un ‘matcheur’, je détestais perdre. Au final ce n’est pas la colère de perdre mais de la déception de se retrouver comme ça sur le court.”

Le problème de Benoît Paire semble résider dans son approche du match, qui n’est plus la même selon lui : “Au lieu de profiter en disant tout va bien, je suis sur un beau court, il y a du monde, je commence à cogiter, à me demander comment sont mes jambes, comment est mon revers, comment est mon coup droit. Avant je ne cogitais pas comme ça, là je me pose 10.000 questions. » Paire qui n’a “pas envie d’aller voir un psy, ça ne (l)’interesse pas”, prefère voir le verre à moitié plein. Selon lui, ce n’est qu’une question de temps avant que ça ne revienne : “Il faut juste gagner un ou deux matchs”, résume t-il.

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