Djokovic remet le moteur en marche et vise Roland-Garros

Absent à l’Open d’Australie, aperçu uniquement à Dubaï fin février, Novak Djokovic retrouvera le circuit ce mardi après-midi à Monte-Carlo face à l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina. Surpris d’être toujours n°1 mondial, le Serbe veut atteindre son pic de forme à Roland-Garros.

Novak Djokovic va disputer ce mardi son quatrième match en 2022. A sa grande surprise, il va affronter l’Espagnol Alejandro Davidovic Fokina avec le statut de n°1 mondial à Monte-Carlo. Pour dix petits points, il devance Daniil Medvedev dans la hiérarchie mondiale. Et comme le Russe sort d’une petite intervention chirurgicale (hernie inguinale), le Serbe a de bonnes chances de revêtir le dossard n°1 à Roland-Garros (du 22 mai au 5 juin), ce qui demeure son objectif principal.

« Je suis en train de reconstuire mon jeu »

Mais le fait d’avoir raté Indian Wells et Miami en raison de sa non vaccination tracasse quelque peu Novak Djokovic. « Je sais que je ne serai pas au meilleur de ma forme, surtout en ce début de semaine, je suis encore en train de me roder, de reconstruire mon jeu, a-t-il expliqué. Il faudra donc du temps, quelques matches avant que je sois bien lancé et que je trouve la compétitivité dont j’ai besoin. Roland-Garros est le but ultime de la saison mais je veux faire le mieux possible à chaque tournoi. »

Comme il possède un petit pied à terre en Principauté, Djokovic salie ses chaussettes depuis plus une dizaine de jours sur le Rocher. Il côtoie les meilleurs joueurs à l’entraînement. Lundi, sa séance sur le court 8 avec Felix Auger-Aliassime a été suivie par de nombreux curieux, avides de prendre une photo. Pour les autographes, dans les allées étriquées du Monte-Carlo Country Club, c’est peine perdue. Quelques gardes du corps l’ont exfiltré vers le village…

Pas en réussite sur le Rocher

Depuis son titre en 2015, Novak Djokovic a multiplié les contrariétés sur le Rocher. C’est bien simple, il n’a plus atteint le dernier carré. L’an passé, dans l’ambiance mortifère du huis-clos, il était même tombé d’entrée face à Dan Evans. « Mais je reste très motivé à jouer contre les jeunes joueurs », a-t-il glissé dimanche en conférence de presse. Une allusion à peine voilée à la perspective de croiser la route, vendredi en quart de finale, de Carlos Alcaraz, la nouvelle terreur du circuit. Il croyait être débarrassé de Rafael Nadal (blessé à une côte) et voilà qu’un autre Espagnol déboule!

En tout cas, il ne considère pas la terre battue comme une surface ennemie, bien au contraire. « La terre battue est la surface sur laquelle j’ai grandi en Serbie, assure-t-il. Historiquement, ce n’est pas celle qui me réussit le mieux mais j’ai remporté de grandes victoires sur terre battue. Celle de Roland Garros l’année dernière est encore très présente dans ma mémoire (succès en cinq sets face à Stefanos Tsitsipas, ndlr). J’utilise ce souvenir comme source d’inspiration pour lancer ma saison sur terre battue de la meilleure façon possible ».

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