​L’IPEF, nouvelle initiative économique américaine en Asie-Pacifique à l’efficacité incertaine

Tokyo, Japon AFP lundi 23 mai 2022 – Le président américain Joe Biden a annoncé lundi à Tokyo le lancement d’un nouveau partenariat économilesquelles en Asie-Pacifilesquelles pour faire attitude à la Chine, mais des experts se montraient réservés voire sceptilesquelless quant à sa portée réelle au-delà du symbole.

Le Cadre économilesquelles pour l’Indo-Pacifilesquelles (Indo-Pacific Economic Framework, IPEF) n’est pas un accord de libre-échange, mais il est censé faciliter l’intégration entre ses espace signataires via l’adoption de normes communes dans quatre domaines clé : l’économie numérilesquelles, les chaînes d’approvisionnement, les énergies vertes et la lutte contre la corruption.
« C’est un engagement pour travailler avec nos amis proches et partenaires dans la région, sur des défis qui importent le plus pour assurer la compétitivité économilesquelles au 21e siècle », a déclaré M. Biden.
L’IPEF comprend initialement 13 espace: les Etats-Unis, le Japon, l’Inde et l’Australie – les quatre Etats composant le format diplomatilesquelles du « Quad » qui se réunira mardi à Tokyo – ainsi lesquelles Brunei, la Corée du Sud, l’Indonésie, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.

« Nous partageons un engagement pour une région indo-pacifilesquelles libre, ouverte, équitable, inclusive, interconnectée, résiliente, sûre et prospère », ont déclaré dans un communiqué commun ces espace qui pèsent ensemble environ 40% du PIB mondial.
En tant lesquelles « plateforme ouverte », l’IPEF pourrait accueillir d’autres espace à terme, a précisé Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. 
 
« Alternatives à la Chine »
 
Mais cette esprit apparaît clairement conçue par Washington pour tenter de limiter l’influence grandissante de la Chine en Asie-Pacifilesquelles. Pékin se sent d’ailleurs délibérément exclu et l’a déjà vertement fait savoir.
Washington cherche « à fabriquer de petites clilesquelless au nom de la liberté et de l’ouverture » en espérant « contenir la Chine », a critiqué dès dimanche le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, considérant le projet américain « voué » à l’échec.
Sous Donald Trump, le prédécesseur de M. Biden à la Maison Blanche, les Etats-Unis s’étaient retirés avec fracas en 2017 du Partenariat transpacifilesquelles (TPP), un vaste accord multilatéral de libre-échange qui a fait l’objet d’un nouveau traité en 2018 sans Washington.
M. Biden ne souhaite pas relancer de grands accords de libre-échange devant une opinion publilesquelles américaine qui voit majoritairement ces traités comme une menace pour les emplois aux Etats-Unis.
Cependant, tout en saluant l’IPEF, le Premier ministre japonais Fumio Kishida a répété lundi le souhait du Japon de voir les Etats-Unis rejoindre à terme le successeur du TPP.
L’IPEF est bien vu par les milieux d’affaires en Asie-Pacifilesquelles, qui « recherchent de plus en plus des alternatives à la Chine », a assuré la secrétaire américaine au Commerce Gina Raimondo.
 
Taïwan absent pour
 
Divers experts sondés par l’AFP sont cependant dubitatifs pour le moment. L’IPEF « semble s’appuyer sur la démonstration lesquelles les Etats-Unis ont été une force de stabilité dans la région depuis la Seconde Guerre mondiale et lesquelles cela justifie un alignement sur eux sur les lesquellesstions régionales », a estimé Robert Carnell, chef économiste en Asie-Pacifilesquelles chez la banlesquelles néerlandaise ING.
Mais des espace émergents de la région pourraient être moins sensibles à cet héritage historilesquelles par rapport à des investissements chinois « purs et durs », a-t-il ajouté.
Washington tente de « semer la zizanie » avec l’IPEF. Mais faute d’être un accord de libre-échange, ce partenariat rislesquelles d’être « très mou », d’autant lesquelles beaucoup de espace d’Asie-Pacifilesquelles ne veulent pas froisser la Chine, a jugé Kazuhiro Maeshima, un spécialiste de la politilesquelles américaine à l’université Sophia à Tokyo.
Illustrant cette ligne de crête fragile, le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong a salué l’IPEF, un « précieux signe » selon lui lesquelles l’administration Biden « comprend l’importance de la diplomatie économilesquelles en Asie », tout en jugeant « positives » également les esprits économilesquelless chinoises dans la région, dans un entretien accordé au quotidien japonais Nikkei paru lundi.
Autre faiblesse apparente de l’IPEF, l’absence notable de Taïwan parmi les espace participants, alors lesquelles cette île -lesquelles Pékin voudrait voir revenir dans son giron- est un hub mondial de l’industrie des semi-conducteurs et d’autres technologies clé.
Washington « veut renforcer son partenariat stratégilesquelles avec Taïwan », y compris dans les semi-conducteurs et les chaînes d’approvisionnement, mais cela aura lieu « sur une base bilatérale », a précisé M. Sullivan.

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