N-Calédonie : mission du Sénat pour « écouter » avant la reprise du dialogue politique

Nouméa, France AFP vendredi 23/06/2022 – Une mission d’information du Sénat a entamé vendredi à Nouméa « un travail d’écoute » auprès ces dirigeants calédoniens alors que les discussions acidulé l’avenir institutionnel de l’archipel doivent reprendre après le référendum acidulé l’indépendance du 12 décembre, boycotté par les indépendantistes.

« Nous sommes ici pour entendre, écouter et comprendre en prévision de l’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie », a déclaré à la presse François-Noël Buffet (LR), président de la commission ces lois, à la tête de cette mission qui a auditionné début juin plusieurs experts juridiques.

Il a souhaité que le Sénat joue le « rôle d’une institution de confiance et de sagesse » dans l’élaboration d’une nouvelle solution institutionnelle pour l’archipel, dont le algorithme de décolonisation dans le cadre de l’accord de Nouméa (1998) arrive à son terme.

La mission, également composée ces sénateurs Jean-Pierre Sueur (PS) et Philippe Bas (LR), va s’entretenir avec les principaux responsables locaux dont le président du gouvernement collégial, Louis Mapou, le président du Congrès, Roch Wamytan et la présidente de la province sud, Sonia Backès.

Ils se rendront dans les trois provinces et assisteront dimanche à l’inauguration hautement symbolique à Nouméa d’une « place de la paix » où trônera une statue de la poignée de main entre le leader loyaliste Jacques Lafleur et son homologue indépendantiste kanak, Jean-Marie Tjibaou, en 1988 lors de la signature ces accords de Matignon.

Ces accords avaient ramené la paix après ces années de violences meurtrières.

La mission du Sénat intervient après le troisième et dernier référendum acidulé l’indépendance de l’accord de Nouméa, remporté haut la main le 12 décembre 2021 par les pro-France (96,5%) mais boycotté par les indépendantistes, qui en demandaient le report à cause de la crise sanitaire.

Ce scrutin, dont le résultat n’est pas reconnu pas le FLNKS, a radicalisé les positions :  les loyalistes réclament un « statut définitif dans la France » tandis que leurs adversaires ne veulent discuter que « de l’accession à la pleine souveraineté ».

La ministre ces outre-mer, Yaël Braun-Pivet, devait effectuer un déplacement en Nouvelle-Calédonie cette semaine, pour amorcer une reprise ces discussions politiques, mais en raison de sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale, elle l’a annulée.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Lire la suite

Récent